Écrit, pratique et coefficient : les repères officiels
L’épreuve de spécialité NSI conservée en Terminale a un coefficient 16. Pour les candidats scolaires concernés par la partie pratique, la note de spécialité combine deux notes sur 20.
| Partie | Durée | Poids dans la note NSI | Format |
|---|---|---|---|
| Écrit | 3 h 30 | 75 % | Trois exercices indépendants. |
| Pratique | 1 h | 25 % | Programmer une application à partir d’un document fourni et dialoguer avec l’examinateur. |
Ainsi, 12 à l’écrit et 16 à la pratique donnent 13/20 en NSI : 0,75 × 12 + 0,25 × 16. Gagner un point sur la note écrite apporte 0,75 point à la note de spécialité ; un point sur la pratique apporte 0,25 point.
Les sujets portent sur le programme de Terminale. Les connaissances de Première doivent rester mobilisables, sans être le ressort essentiel du sujet. Les candidats individuels et certains autres statuts bénéficient de dispositions particulières ; le CNED ne dispense pas, à lui seul, de la pratique.
Références : définition officielle des épreuves applicable depuis 2026 (nouvel onglet) et coefficients du baccalauréat à compter de 2027 (nouvel onglet). Votre convocation et les communications de l’établissement font référence pour vos dates et aménagements.
À l’écrit, reconnaître la famille de questions
Avant de répondre, identifiez ce qui est demandé : décrire une structure, exécuter un raisonnement, justifier une propriété ou écrire une solution. Le tableau ci-dessous est une grille de travail, pas un pronostic sur les chapitres qui tomberont.
| Famille | Ce qu’il faut savoir faire | Une confusion à éviter |
|---|---|---|
| Données et SQL | Identifier les clés, vérifier une contrainte, construire et expliquer une jointure. | Relier deux colonnes parce qu’elles portent le même nom. |
| Arbres et ABR | Calculer taille et hauteur, suivre les parcours, rechercher ou insérer une clé. | Confondre taille, hauteur et profondeur ; oublier la convention de hauteur. |
| Graphes, piles et files | Choisir une représentation et dérouler un parcours avec ses états. | Confondre FIFO et LIFO ; marquer trop tard les sommets visités. |
| Récursivité | Énoncer le cas de base, suivre les appels et reconstruire les résultats. | Donner uniquement le dernier appel, sans remonter les valeurs. |
| Réseaux et chiffrement | Lire les tables, comparer les métriques, attribuer les rôles aux clés. | Assimiler OSPF au nombre de sauts ; chiffrer pour Bob avec la mauvaise clé. |
| Systèmes et architecture | Expliquer processus, ordonnancement, interblocage et composants d’un SoC. | Croire qu’un processus en attente utilise nécessairement le processeur. |
| Stratégies algorithmiques | Comparer parcours, diviser pour régner, programmation dynamique et recherche textuelle. | Annoncer un coût sans préciser les hypothèses ou la taille des données. |
| Programmation et calculabilité | Respecter une spécification, analyser un bug, discuter le problème de l’arrêt. | Confondre des tests réussis avec une preuve, ou indécidable avec seulement lent. |
Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme de Terminale et les bases de Première dans les deux guides associés.
Un atelier corrigé : arbres, processus et chiffrement
Ces exercices courts sont des créations pédagogiques, pas des sujets officiels ni un barème prédictif. Manipulez les ateliers pour tester vos idées, puis consultez les explications.
1. Un arbre binaire de recherche
À vous de jouer
Visitez l’arbre, nœud par nœud
Comparez les ordres de parcours et changez la convention de hauteur. La forme de l’arbre, elle, reste la même.
On mesure la hauteur en nombre d’arêtes, avec une feuille de hauteur 0. Donnez la taille, la hauteur, le parcours infixe et le trajet suivi pour chercher 7.
Corrigé : annoncer la convention puis appliquer les propriétés
La taille est 6 nœuds et la hauteur 2 arêtes. Le parcours infixe donne 1, 3, 6, 8, 10, 14. L’ordre est croissant parce que l’arbre est un ABR.
La recherche de 7 compare avec 8, prend la gauche, compare avec 3, prend la droite, compare avec 6 puis cherche dans son sous-arbre droit vide. Le résultat est donc « absent ».
Avec une hauteur comptée en nombre de nœuds, la réponse aurait été 3. Au bac, on suit la convention de l’énoncé ; on ne change pas de définition en cours d’exercice.
2. Deux processus qui ne peuvent plus avancer
P1 détient la ressource A et attend B. P2 détient B et attend A. Aucun ne libère sa ressource avant d’obtenir la seconde. Donner davantage de temps processeur à P1 résout-il la situation ?
À vous de jouer
Deux processus, à vous d’ordonnancer
Faites avancer P1 et P2. Observez les ressources détenues, les attentes et ce qu’un ordre commun d’acquisition change.
Corrigé : distinguer attente et interblocage
Non. P1 attend B, détenue par P2, qui attend lui-même A, détenue par P1. Il existe une dépendance circulaire : aucun des deux processus ne peut atteindre son instruction de libération.
Il faut modifier la situation de détention ou la règle d’acquisition, pas simplement faire tourner davantage P1. Par exemple, imposer à tous les processus le même ordre d’acquisition des ressources empêche ce scénario précis.
3. Envoyer un secret à Bob
Alice souhaite transmettre à Bob une clé symétrique pour poursuivre leur échange. Elle connaît la clé publique de Bob. Qui utilise quelle clé ?
À vous de jouer
La bonne clé, au bon endroit
Aidez Alice à transmettre une clé de session K à Bob. Cette maquette illustre le rôle des clés.
Corrigé : attribuer un rôle précis à chaque clé
Dans le modèle étudié, Alice protège la clé symétrique avec la clé publique de Bob. Bob peut la retrouver avec sa clé privée, qu’il ne partage pas. La clé symétrique partagée sert ensuite au chiffrement des messages échangés.
Il faut distinguer la donnée transmise, la clé utilisée pour cette transmission et la clé employée ensuite. Une clé publique n’est pas un secret ; la confidentialité repose ici sur le fait que la clé privée correspondante reste chez Bob.
Écrire du code sur copie : raisonner sur le contrat
Un sujet peut fournir une représentation que vous n’avez pas utilisée en classe. Il faut respecter cette représentation et les interfaces données. Voici un ABR représenté par None s’il est vide, ou par le triplet (valeur, gauche, droite).
def contient(arbre, cible):
if arbre is None:
return False
valeur, gauche, droite = arbre
if cible == valeur:
return True
if cible < valeur:
return contient(gauche, cible)
return contient(droite, cible)À justifier : pourquoi ne visite-t-on qu’un seul sous-arbre ? Pourquoi la fonction termine-t-elle ? Est-elle toujours logarithmique ?
À vous de jouer
Retrouvez une clé dans deux formes d’ABR
Cherchez une valeur, puis comparez les appels récursifs dans l’arbre équilibré et dans l’arbre en chaîne.
Corrigé : trois justifications différentes
La propriété d’ABR permet d’écarter tout un sous-arbre selon la comparaison. Cela ne serait pas valable dans un arbre binaire quelconque.
Chaque appel descend dans un sous-arbre strictement plus petit ; pour un arbre fini, on atteint une valeur égale ou un arbre vide. C’est le raisonnement de terminaison.
Le coût dépend de la hauteur. Il est logarithmique pour un arbre équilibré, mais peut être linéaire pour un arbre dégénéré en chaîne. « Un ABR recherche en logarithmique » est donc incomplet sans hypothèse sur sa forme.
À la relecture, vérifiez particulièrement les return des appels récursifs, les cas vides, les indices extrêmes, les inégalités et les modifications involontaires des structures. Un code peut s’exécuter sans erreur tout en renvoyant un résultat faux.
La pratique : préparer une application, pas une récitation
Depuis la session 2026, le texte définit une application informatique à programmer à partir d’un document. Préparer uniquement l’ancien format de deux petits exercices indépendants serait insuffisant. Il faut apprendre à lire un contexte, des données et du code fourni, puis à faire fonctionner progressivement l’ensemble.
Un entraînement pertinent peut proposer une petite médiathèque : des livres décrits par des dictionnaires, une fonction de recherche à compléter et des emprunts à traiter. Avant de modifier quoi que ce soit, repérez :
- le format exact des données et les identifiants ;
- les paramètres et valeurs renvoyées par les fonctions existantes ;
- les préconditions et les exemples fournis ;
- les parties qu’il faut écrire et celles qu’il faut utiliser telles quelles.
Une séance d’entraînement de 60 minutes
| Temps indicatif | Action concrète |
|---|---|
| 5 min | Lire le document ; dessiner les relations entre données et fonctions. |
| 5 min | Ouvrir les fichiers, lancer l’existant, comprendre un exemple fourni. |
| 35 min | Compléter par étapes, en lançant un test après chaque modification. |
| 10 min | Vérifier cas vides, élément absent, premier et dernier éléments, doublons si pertinents. |
| 5 min | Enregistrer ; expliquer à voix haute une démarche, un test et une correction. |
Si un test échoue, distinguez erreur de syntaxe, erreur à l’exécution et erreur logique. Lire la dernière ligne d’une trace d’erreur puis remonter à l’instruction concernée est souvent plus utile que modifier plusieurs lignes au hasard.
Face à l’examinateur, une explication précise vaut mieux qu’un silence prolongé : « cette fonction doit renvoyer un indice ou -1 », « ce test vérifie le cas d’un tableau vide », « j’ai marqué ce sommet au moment de l’enfiler pour éviter de le découvrir deux fois ». L’échange fait partie du format officiel.
Pour les supports officiels, consulter les sujets zéro et ressources de pratique sur Éduscol (nouvel onglet). La répartition du temps ci-dessus est un conseil de préparation, pas une consigne officielle.
Gérer les 3 h 30 sans perdre le fil
Commencez par lire les trois exercices et leurs sous-questions. Une difficulté dans une fonction n’empêche pas nécessairement de répondre à une question suivante qui en suppose le résultat.
Une répartition possible est de garder 10 minutes pour la lecture, environ 3 heures de travail pondérées par le barème, puis 20 minutes de relecture. Ajustez selon vos forces et l’avancement, sans passer une heure sur une petite question bloquante.
La relecture qui rapporte en NSI
- SQL : ai-je relié les bonnes clés, demandé les bonnes colonnes et appliqué tous les filtres ?
- Arbres : ai-je utilisé la convention de hauteur de l’énoncé et le bon ordre de parcours ?
- Graphes : mon dessin respecte-t-il l’orientation ; ma file ou ma pile suit-elle le bon ordre ?
- Routage : ai-je comparé le nombre de sauts ou la somme des coûts, selon la question ?
- Python : les bornes de boucle, le cas vide et les valeurs renvoyées correspondent-ils au contrat ?
- Justification : ai-je donné la propriété qui explique le résultat, au lieu de seulement l’annoncer ?
Organiser ses révisions par compétences
Pour chaque chapitre, cherchez une preuve de maîtrise : un exercice réussi sans aide et une explication que vous pourriez donner à un camarade. Ne décidez pas qu’un thème est acquis uniquement parce que le cours vous paraît familier.
| Cycle de travail | Production à vérifier |
|---|---|
| Données, bases et SQL | Un schéma relationnel justifié ; deux requêtes dont une jointure ; un cas de contrainte violée. |
| Récursivité et arbres | Une trace d’appels ; un calcul de hauteur ; un parcours ; une recherche ou insertion dans un ABR. |
| Graphes et structures | Un parcours avec l’état de la file ou de la pile ; un choix de représentation argumenté. |
| Systèmes, réseaux et sécurité | Un scénario d’interblocage ; deux routes comparées ; un échange de clés expliqué ; un SoC annoté. |
| Stratégies et limites | Un tri fusion décomposé ; des sous-problèmes réutilisés ; un décalage de recherche textuelle ; une explication du problème de l’arrêt. |
| Entraînement complet | Un écrit chronométré et une séance pratique, suivis d’une analyse des erreurs. |
Après une erreur, notez quatre éléments : la question, votre hypothèse incorrecte, la propriété utile et un petit contre-exemple. Par exemple : « J’ai annoncé un coût logarithmique pour tout ABR ; il dépend de la hauteur ; un arbre en chaîne est mon contre-exemple. »
La liste complète des notions de Terminale sert à vérifier qu’aucun thème n’est oublié. Les élèves n’ont pas tous besoin du même temps sur chaque cycle.
Si la NSI nourrit votre Grand oral
Le Grand oral est une épreuve distincte de l’écrit et de la pratique NSI. À partir de 2027, son coefficient est 8 en voie générale. Il comprend 20 minutes de préparation, puis 10 minutes de présentation et 10 minutes d’échange.
Une question intéressante appelle une réponse argumentée et un exemple maîtrisé. Voici des pistes à discuter avec vos enseignants :
- Pourquoi choisir le plus grand à chaque étape ne donne-t-il pas toujours la meilleure solution ? Partir du rendu de monnaie, montrer un contre-exemple, puis ouvrir sur une autre stratégie.
- Comment un réseau trouve-t-il un chemin lorsque plusieurs routes sont possibles ? Construire un petit graphe et montrer l’effet du critère de choix.
- Comment partager un secret sur un réseau que l’on ne contrôle pas ? Distinguer clés publiques, privées et partagées avec un scénario précis.
Évitez un sujet immense comme « l’intelligence artificielle » sans question délimitée. Une démonstration simple que vous comprenez vaut mieux qu’une succession de mots techniques.
Référence : présentation officielle du Grand oral (nouvel onglet). La question finale se construit avec les enseignants de l’établissement.
Les ressources à garder sous la main
- Les annales officielles des épreuves écrites (nouvel onglet) : choisissez une session et un sujet NSI, puis travaillez avec sa formulation et son barème.
- Éduscol : programmes, ressources et sujets zéro de la pratique (nouvel onglet) : pour repartir d’un cadre officiel.
- La définition officielle des épreuves NSI (nouvel onglet) : pour distinguer format, pondération et dispositions particulières.
Les annales plus anciennes restent utiles pour des notions, mais leurs modalités ne sont pas toujours celles de la session préparée. Les sujets d’une session passée ne prédisent pas ceux de 2027.
Ce que nous travaillons ensemble
Un accompagnement utile ne consiste pas à empiler les annales. Nous repérons le type d’erreur, revenons sur la notion en cause, puis vérifions que l’élève sait la mobiliser dans un autre exercice.
La séance peut porter sur SQL, les réseaux, les systèmes, un raisonnement sur les arbres ou un programme. Elle prépare à expliquer autant qu’à exécuter. Mon objectif est que l’élève reconnaisse ce qu’il sait faire et dispose d’une méthode lorsqu’il rencontre une difficulté nouvelle.
Faisons connaissance
Un échange gratuit de 15 minutes pour parler de vos objectifs et choisir un premier point de travail.
Un premier cours pour avancer
Nous partons d’une difficulté concrète, à votre rythme. Le premier cours est satisfait ou remboursé.
Les séances se déroulent en visio, avec un ordinateur, un micro et une connexion internet. Nous convenons ensemble du rythme qui vous convient.
On fait le point ensemble ?
15 minutes pour parler de votre niveau, de vos objectifs et du prochain pas.
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